Jeanne Taboni Misérazzi

16 septembre 2017

Mon premier kamishibaï: Toutoufou l'écureuil illustré par Céline Lamour- Crochet

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Une autre belle chronique

 

Les trois superbes albums suivants, signés par Jeanne Taboni Misérazzi et Loren Bes, déclinent chacun à leur manière le thème de la liberté : celle de s’exprimer, d’être soi-même, de lutter contre l’intolérance … Et d’être heureux, tout simplement ! Un « make off » des illustrations est proposé à chaque fin d’album, mettant en lumière l’éblouissant talent de Loren Bes… Et la somme de travail nécessaire pour obtenir un tel résultat ! Textes et illustrations en parfaite harmonie pour ces albums de la collection « Messagers » de Bilboquet ! Bluffée !

 

 

 

Le roi Bouffon est plutôt du genre à être imbu de lui-même : il n’aime rien tant que d’être admiré par ses sujets… Mais ceux-ci, à commencer par sa propre fille, la princesse Manon, n’ont qu’une seule passion qui les rend profondément heureux : dessiner n’importe où tout ce qui leur passe par la tête ! Le bien nommé Bouffon jalouse ce talent qu’il n’a jamais possédé et qui le met en état d’infériorité envers ses sujets… Fou de colère, il ordonne alors à ses soldats de confisquer tous les crayons de couleurs du royaume ! Ah, non mais ! Ses sujets allaient enfin se consacrer à sa gloire au lieu de crayonner ! Mais Bouffon se trompait… Au lieu de passer leur temps à l’aduler comme il l’espérait, le peuple se mit à le détester franchement pour leur avoir ôté leur liberté d’expression… La princesse Manon, elle aussi privée de ses crayons, fit un rêve qui lui donna envie de se réfugier auprès de son arbre préféré qui avait été planté le jour de sa naissance. Quand elle l’enserra de ses bras, elle vit un tout petit bourgeon en forme de crayon et le prit délicatement pour écrire ses initiales sur l’écorce… Soudain, émerveillée, elle vit des centaines de crayons de toutes les couleurs pousser sur les branches de l’arbre…Jeanne Taboni Misérazzi a écrit ce texte juste après l’attentat de Charlie Hebdo qui a coûté la vie à de pacifistes dessinateurs qui se servaient de leurs crayons pour dénoncer la bêtise et l’injustice. Ce texte fort mis en images par les magnifiques illustrations de Loren Bes met en lumière la nécessité et le droit à pouvoir s’exprimer, dans le respect d’autrui, sans entraves… A partir de 5 ans.

L’arbre aux crayons de Jeanne Taboni Misérazzi et Loren BesBilboquet, 2016 / 14,50€ (Format 32×24)

Jamais un sourire n’a effleuré et encore moins éclairé le triste visage du duc de Minallongé. Pourquoi ? Nul ne le sait … Triste, non, une vie sans joie ? On pourrait le plaindre… Mais le jour où ce triste sire devint prince du royaume, sa première mesure fut d’interdire à ses sujets… de rire ! Les malheureux qui s’y risquaient ou ne pouvaient s’en empêcher se retrouvèrent derrière les barreaux… La terreur régnait, les enfants, en particulier étaient confinés à l’intérieur de leur logis, de crainte qu’un éclat de rire fatal ne leur échappe…Les gens devinrent silencieux et aussi tristes que le prince du royaume. Un jour, un colporteur arriva sur la place du village pour vendre ses colifichets… Quand il vit les gens aussi tristes et qu’il apprit la raison de leur morosité, il partit dans un grand éclat de rire qui se termina en fou rire ! Et vous savez quoi ? Le rire est communicatif ! A son contact, les gens commencèrent à sourire puis à rire furieusement, libérant toute leur joie de vivre bien enfouie tout au fond d’eux-mêmes. Impossible de les arrêter ! Et Minallongé alors ? Il eut beau hurler à son peuple d’arrêter de rire, rien n’y fit et il ne put stopper cette déferlante qui contaminait même ses soldats… Interdire aux gens de rire, c’est leur demander d’arrêter de vivre et de respirer : c’est stupide ! Mais les puissants décident parfois de promulguer des lois injustes et arbitraires, à l’encontre de toute raison… A nous de ne pas tout accepter et de faire preuve de vigilance ! A partir de 5 ans.

J’interdis de rire ! de Jeanne Taboni Misérazzi et Loren BesBilboquet, 2016 / 14,50€ (Format 32×24)

Si le roi Baudruchon règne en tyran sur ses sujets, ce vaniteux est en plus persuadé d’être le maître absolu de tout être vivant sur son territoire, du plus petit animal au moindre brin d’herbe… Un jour, il entendit une petite voix venue du ciel lui murmurer qu’il ne possédait ni le ciel, ni le soleil, ni les étoiles, ni la lune… Quel affront ! Fou de colère, il envoya derechef ses soldats à la recherche de l’effronté qui osait mettre en doute sa suprématie, sans succès… Depuis, Baudruchon regarde les cieux d’un mauvais œil : même la lune semble se moquer de lui et les étoiles ne lui ont jamais parues aussi brillantes ! Il tente tout d’abord de faire barricader portes et fenêtres de son château pour ne plus laisser entrer la lumière céleste… Mais c’est sous-estimer sa puissance et son impuissance à la calfeutrer ! Il décide alors d’employer les grands moyens, obligeant ses sujets à fabriquer de gigantesques échelles afin de décrocher la lune et les étoiles… Mais nul ne peut capturer l’inaccessible étoile et l’impossible quête de Baudruchon le conduira vers la folie… Entre ombre et lumière, Jeanne Taboni Misérazzi et Loren Bes pointent de la plume et du crayon qu’on ne peut tout posséder et qu’il n’en n’est nul besoin pour être heureux… Une fable magistrale à méditer ! A partir de 5 ans.

Décrochez-moi la lune de Jeanne Taboni Misérazzi et Loren BesBilboquet, 2017 / 14,50€ (Format 32×24)

 

                                                 Christine Le Garrec

 

 

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06 juin 2017

Mes 3 albums avec Loren sur le thème des libertés.

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C'est aux éditions BILBOQUET.

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04 novembre 2016

Une deuxième chronique de l'album: " L'arbre aux crayons".

http://www.seveilleretsepanouirdemaniereraisonnee.com/2016/09/biblio-l-arbre-aux-crayons-un-album-sur-la-liberte-d-expression.html

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05 septembre 2016

ET ILS SONT TOUS VENUS: Histoire où se rencontrent quelques uns de mes personnages.

                                                    ET ILS SONT TOUS VENUS !

Le jour où les enfants apprirent que Célestine la dame du Bois Bleu avait besoin d’eux ils décidèrent d’aller la voir. On leur avait dit qu’elle voulait préparer un grand goûter !

C’est ainsi que, Camillou, Louis, Sacha, Evi, Louno, Fatatou, Elia, Paul et Mélusine arrivèrent ensemble à la maison de Célestine. Un instant, ils hésitèrent devant la porte puis Camillou se décida et le joli carillon tintinabulla.

C’est, Violette qui leur ouvrit. Ils la reconnurent tout de suite, elle qui avait eu la chance de visiter le Bois Bleu avec Célestine !

« Entrez ! Entrez ! » leur dit-elle « Célestine vous attend ! ».

Un peu intimidés, les enfants avancèrent dans le couloir où Célestine les rejoignit. Elle leur proposa un bon jus de fruits et pendant que les enfants buvaient, elle énuméra les prénoms de ceux et celles qu’elle voulait inviter à son grand goûter. Elle leur précisa qu’il aurait lieu en plein milieu du Bois Bleu !

Il lui manquait quelques adresses et les enfants la rassurèrent. Ils allaient les trouver. Camillou, proposa de préparer les courriers. Elle adorait écrire. Célestine accepta et Fatatou aida Camillou. Pendant que celle-ci rédigeait les adresses sur les enveloppes, Fatatou recopiait sur des petits cartons les mots suivants : Célestine vous invite à un grand goûter au Bois Bleu, le 1° jour du printemps.

Les autres enfants cherchèrent les adresses qui manquaient.  Ils mirent beaucoup de temps à trouver celle de l’enfant porcelaine. Cela n’étonna pas du tout Louno qui connaissait son histoire par cœur : « Il a passé tellement de temps sur les chemins ! »

Alors pour aider Camillou et Fatatou, les enfants se partagèrent le courrier qui restait à rédiger. A la fin de l’après-midi, tout était prêt !

Violette proposa d’aller déposer les enveloppes à la poste du quartier mais Célestine refusa :

« Ce n’est pas la peine de se déplacer. Nos deux facteurs ne vont pas tarder à arriver. »

Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase que, déjà, la douce musique du carillon résonna.

« J’arrive ! J’arrive ! » s’écria Célestine.

La porte s’ouvrit et les enfants reconnurent les deux facteurs : monsieur Pervenche et monsieur Berlu !  Grâce à Célestine, ils étaient réunis. Monsieur Pervenche avait l’air tout petit à côté de monsieur Berlu qui paraissait toujours aussi ahuri !

 Violette se demanda si Célestine avait connu madame Anna dont on disait qu’elle s’était transformée en coquelicot le jour de ses cent ans.  C’était monsieur Berlu qui avait raconté cette histoire étrange mais personne n’avait pu vérifier si c’était vrai.

Les enfants aidèrent les deux facteurs à mettre les belles enveloppes dans leurs sacoches. Ils ne s’attardèrent pas car certains destinataires vivaient au milieu de nulle part et les deux facteurs promirent à Célestine de leur remettre le courrier en mains propres.

Les enfants les regardèrent s’éloigner en pensant qu’ils avaient tous bien travaillé et qu’il leur suffisait maintenant d’attendre le premier jour du printemps

Est-ce que tous ces personnages étranges et ces animaux rigolos seraient au rendez-vous ?

Violette était confiante et c’est elle qui rassura Elia et Petit Louis qui n’arrêtaient pas de répéter : « Je suis sûre que la fée de l’hiver ne viendra pas quand elle saura que Fafala la sorcière est invitée ! »

« Mais bien sûr qu’elle viendra car ce sera pour elle l’occasion de rencontrer une sorcière vraiment pas comme les autres. »

« Et moi, je pense que c’est le roi Carnaval qui refusera. Depuis qu’il a failli être brûlé, il se cache avec sa dulcinée. Il a trop peur d’être retrouvé ! »

C’est ainsi que les enfants rentrèrent chez eux en se disant qu’ils avaient hâte de voir filer le temps vers le premier jour du printemps. 

Et comme à chaque fois, le temps prit juste le temps qu’il fallait.

Quand les premiers bourgeons éclatèrent, les enfants se dirigèrent vers la clairière où Célestine leur avait donné rendez-vous. Elle leur avait dit d’une voix douce : « Vous viendrez en avance pour m’aider à les accueillir. »

Ils arrivèrent tous ensemble et furent émerveillés en découvrant une grande table recouverte d’une belle nappe blanche sur laquelle étaient disposées de jolies assiettes. Etait-ce Violette et Célestine qui avaient tout préparé ?

Déjà les premiers invités arrivaient. Ils faillirent ne pas remarquer le premier. C’était Zaza le rat jaseur. Pour une fois qu’il était invité il ne voulait pas être en retard. Revêtu d’un costume rayé et d’un chapeau doré, il marchait lentement en espérant être admiré.

Célestine l’invita à s’installer pendant que déjà les enfants se tournaient vers un autre groupe d’invités.

Fafala la sorcière arriva avec monsieur Martin. Depuis qu’elle était tombée de son balai dans son jardin, ils ne s’étaient plus quittés. La fée de l’hiver les suivait. Elle fut enchantée quand Célestine lui présenta Fafala. Tout de suite, elle la trouva fort sympathique et Violette fut ravie. C’est elle qui les installa côte à côte.

C’est alors qu’apparurent le roi Carnaval accompagné de sa princesse et le petit roi Benoît qui ne se séparait plus de sa dulcinée. Il avait l’air encore plus petit à côté du roi Carnaval. Pourtant, cela ne paraissait pas le déranger !

Pablito, le semeur de mots, les suivit de près. Il était accompagné du jardinier Edouard Delafeuille et avec leurs grands chapeaux fleuris, ils ne passèrent pas inaperçus. Monsieur Martin fut enchanté de faire leur connaissance.

Quand Lucien les rejoignit, tous les regards convergèrent vers lui. Des poches de son grand manteau dépassaient plantes et herbes folles. Il était avec Marguerite qui ne s’attendait pas à trouver des d’enfants. Elle avait failli refuser de suivre Lucien car elle avait peur de s’ennuyer. Lucien ne tarda pas à sympathiser avec monsieur Martin, Edouard Delafeuille et Pablito, le semeur de mots.

Bien sûr, l’arrivée de monsieur Cabouchou, le prof a la grosse tête fut très remarquée. Il avait l’habitude d’être dévisagé et depuis longtemps cela ne le dérangeait plus. Célestine l’installa au bout de la table pour lui permettre d’être à l’aise.

Finalement, on ne le regarda pas longtemps car déjà tous se tournèrent vers Lulu L’Echalas dont la tête pouvait atteindre les nuages. Il avait eu du mal à se frayer un passage entre les branches des arbres. Il s’approcha du roi carnaval. Ils étaient presque de la même taille et les enfants n’en revenaient pas de les voir réunis.

Petit à petit, les invités trouvèrent leur place autour de la grande table.

Quand les enfants aperçurent Missia, ils ne furent pas étonnés de constater que monsieur Filochet l’accompagnait.  Ils s’étaient sans doute rencontrés en chemin. Ils discutaient comme s’ils étaient, depuis longtemps, de bons copains.

Abdel Kahier fut très ému quand il fit la connaissance de Célestine. Lui qui, pendant si longtemps avait demandé l’hospitalité, était, pour la première fois, invité. Il espérait qu’on lui donnerait l’occasion de lire quelques poésies. Il fut, bien sûr, enchanté de faire la connaissance de Pablito le semeur de mots.

Pourtant, on commençait à s’inquiéter de ne pas voir arriver l’enfant porcelaine. Il avait tellement marché sur les chemins ! Peut-être qu’il était trop fatigué et qu’il n’avait plus le courage de repartir tout seul vers le Bois Bleu.

C’est Evi que l’aperçut la première. Elle poussa un grand cri et tous les regards se tournèrent vers lui.

Aussitôt, les enfants l’invitèrent à s’installer à leurs côtés. Ils étaient tellement heureux de le voir de près.

Petit à petit, toutes les places furent occupées. Nonine, la dinde s’installa à côté de Zaza pendant que Diabolo l’escargot tentait de les rejoindre.

Nonine se disait qu’elle avait beaucoup de chance de pouvoir s’asseoir ainsi autour de cette belle table avec ces invités remarquables, elle qui avait failli être mangée au moment de Noël.

Bien sûr monsieur Pervenche et monsieur Berlu arrivèrent ensemble. Depuis qu’ils avaient fait connaissance, ils ne se quittaient plus.

Quand ils furent tous assis, tout à coup, un grand silence s’installa. Célestine était très émue. Elle pensait que sans son invitation jamais toutes ces personnes et ces animaux se seraient rencontrés. Tous les invités s’attendaient à ce qu’elle prononce quelques mots. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Il y eut un long silence suivit très vite par un sifflement étrange.

 Les invités levèrent les yeux : sur un long fil doré, tel un funambule, le magicien du temps évoluait.  Monsieur Berlu et monsieur Pervenche s’étonnèrent car ils ne leur avaient pas apporté le moindre courrier. Ils avaient tenté en vain de le retrouver dans la ville Ofildutemps. On leur avait seulement dit que le magicien était parti depuis très longtemps et personne ne savait où il était.

Quand le magicien du temps arriva au bout du fil, il se pencha et sauta. Tous les invités poussèrent un grand cri pendant que dans leurs assiettes apparut un beau gâteau au chocolat.

Alors le magicien du temps s’approcha de Célestine, lui prit la main, fit une révérence puis s’installa à ses côtés.

Cette fois, tous ne songèrent plus qu’à une seule chose : déguster leur bon gâteau.

Au-dessus d’eux, la pie Pipeli n’en revenait pas. Jamais de mémoire de pie on n’avait vu un tel rassemblement.  Elle imaginait déjà la tête que feraient ceux et celles qu’elle rencontrerait le lendemain quand elle leur raconterait ce qu’elle avait vu en plein milieu du Bois Bleu.

Elle savait d’avance que certains ne croiraient pas à son histoire mais elle était sûre que d’autres l’écouteraient.

En attendant, autour de la grande table, tous avaient la sensation de vivre un instant hors du temps. Pendant longtemps, très longtemps, ils se souviendraient de ce premier jour du printemps et ils étaient persuadés qu’une fois de plus, grâce à Célestine, le Bois Bleu garderait à jamais le souvenir de leur passage.

 

                                                 Jeanne Taboni Misérazzi

 

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17 août 2016

La première chronique de : "L'arbre aux crayons"Editions Bilboquet

 AOÛT 2016

L'arbre aux crayons de Jeanne Taboni Misérazzi et Loren Bes. Bilboquet, 2016 : chronique : Alireauxpaysdesmerveilles

Cet album est un conte.
Un conte qui se cache sous une illustration de couverture prometteuse où la symbolique se dévoile et où le coup de pinceau s'exprime tout en douceur.
Un conte qui démontre toute la force des crayons : celle de laisser libre court à l'imagination, de créer des univers poétiques, mais aussi celle de lutter contre la barbarie des hommes.
Il était une fois, un roi despotique vexé du manque d'intérêt que lui manifestaient ses sujets, trop occupés à dessiner. Quand on est un roi imbu de sa personne et de pouvoir, il ne reste plus qu'une solution : confisquer et détruire tous les crayons !
Ce qui ne changea rien de l'attitude de ses sujets qui, pire encore, se mirent à le détester !
Mais c'est souvent par la grâce et l'innocence d'un enfant que l'espoir renaît et c'est la force d'un arbre qui va l'aider à ranimer la flamme dans le royaume.
Derrière cette histoire on devine la volonté des auteurs de nous interpeller sur la censure et le droit d'expression, un sujet brûlant d'actualité. 
Avec justesse, sans fioriture et juste un petit peu de magie, le pari est réussi.

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28 mai 2016

" Les fleurs de lumière et l'allumeur de réverbères"

couverture fleurs

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" L'arbre aux crayons"

Couvert2l'arbreauxcrayons

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22 janvier 2016

Mes 3 premiers albums de l'année 2016

couverture filochet

couverture nonine

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17 octobre 2015

3 nouveaux titres

couverture ZAZA

COUV HEMMA 2015

COUV Sacha

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